Il est important pour moi de vous parler d’un sujet qui me touche de plein fouet. C’est d’ailleurs — certainement, même — pour cela que FolieCurieuse n’était plus d’actualité dans mon esprit, car je m’y retrouvais de moins en moins. J’ai beaucoup changé depuis ces quelques mois. Et je pense que je suis en train d’entamer le cap des 25 ans ! (bon, je me rapproche de mes 27, mais ceux qui sont passés par là vont peut-être me comprendre). C’est-à-dire que ma vision du monde, de la vie, de moi est en train de changer.

Je prends conscience que mon corps change, que je n’ai plus les mêmes envies ni les mêmes intérêts.

Ma vision du monde a changé

Vous le savez, j’ai ouvert un nouveau chapitre de ma vie il y a bientôt un an. Je me suis lancée à mon compte en tant que Copywriter et c’est l’une des plus jolies décisions que j’ai pu prendre. Je n’aurais jamais pensé être capable de faire cela, de me gérer seule et de réussir ! Pourtant, chaque jour, je suis ravie de prendre ma casquette de chef d’entreprise et de faire avancer les choses, malgré les quelques échecs sur mon chemin.

Du coup, ça me force à faire un énorme travail sur moi, sur ma vision de la réussite, sur mes envies de demain. Finalement, j’ai l’impression d’être aujourd’hui dans la routine que j’attendais depuis tant d’années. Alors, oui, elle n’est pas de tout repos, je ne sais pas toujours de quoi sera fait demain, et c’est même aux antipodes de ma vision de la vie « posée » dont je rêvais, mais c’est ce que j’ai toujours voulu peut-être.

En tout cas, je n’ai jamais été aussi sereine sur mon avenir professionnel que depuis que des entreprises ne sont plus responsables de mon sort.

Mon rapport à mon corps

Mon rapport à mon corps est également en pleine transition. Depuis peu, je prends conscience que d’ici quelques années, je serais une future maman, et que j’aurais la chance de donner vie, mais avant ça de cohabiter dans mon ventre.

En prenant conscience de ça, je ressens le besoin de prendre soin de moi, avant de passer cette étape. Je ne l’ai jamais fait, et d’ailleurs, je pense que je n’ai jamais vraiment aimé mon corps. On en parle pas ici de complexes inavoués, mais justes que je n’étais pas en harmonie avec lui et que j’en avais strictement rien à faire.

Je n’ai jamais été une grande mangeuse, et finalement c’est ce qui m’a sauvé de mon régime alimentaire catastrophique. Je n’ai pas mangé de légumes, ni de fruits, et très peu de produits laitiers pendant plus de 20 ans. J’ai eu la « chance » de ne jamais avoir de problème vis-à-vis de mon équilibre naturel, même si quand il m’arrivait de tomber malade, je développais toujours quelque chose de rare et inhabituel — c’était forcément lié.

Aujourd’hui, je prends enfin conscience que je ne peux pas continuer de la sorte, et qu’il faut que j’entame un travail sur moi-même. J’ai besoin d’appréhender les légumes et les fruits, et de trouver une manière douce d’obtenir un régime alimentaire plus sain.

Je ne me vois pas dire à mes enfants, dans 5 ans « Mange tes légumes, fais ce que je dis, mais surtout pas ce que je fais. »

Vers plus de respect personnel, et pour les autres

Par conséquent, toutes ces choses me mènent vers une vision très globale du monde qui m’entoure. J’apprends à m’aimer, à m’accepter tel que je suis (physiquement, et personnellement) et par la force des choses, j’ai l’impression de développer une sorte de compréhension de l’autre.

Je tente de prendre du recul vis-à-vis des relations que j’ai pu avoir dans mon enfance, ou même aujourd’hui, et j’essaie de comprendre pourquoi certaines n’ont pas les bons comportements. Et surtout, je comprends beaucoup plus facilement qu’avant !

Ça ne sert à rien de juger, ça ne sert à rien de s’énerver, le karma fera son chemin ensuite.

Et puis surtout, j’ai ce rêve qui grandit de pouvoir aller m’isoler dans ma montagne, d’avoir ma petite maison et mon coin de verdure, mes chats et mes futurs enfants et toujours ma petite société qui fera son chemin d’ici là. Je ne ressens plus ce lien, comme cela pouvait être le cas avant avec la ville et son mode de consommation.

Parfois, je me demande si c’est de ça que l’on me parlait quand on me disait qu’après 25 ans les choses changent. Je me sens vieillir, doucement, mais j’adore ça. J’aime beaucoup la personne que je suis en train de devenir, même si j’ai énormément de travail à effectuer sur moi-même pour continuer sur ce chemin de tolérance envers moi et envers les autres.

J’ai aussi et surtout un sacré bout de chemin pour m’aimer, physiquement, et ça ce n’est pas tous les jours gagné.

 

Du coup, je suis curieuse de savoir : est-ce que, toi qui as déjà passé les 25 ans, tu as ressenti une réelle vision différente de ton corps, de ton esprit et de ton avenir ?

Je ne rêve plus de vie pleine de paillettes, je souhaite juste une petite vie tranquille, dans ma campagne, avec ma famille et mon travail.