Je reviens aujourd’hui après une semaine d’absence. Je vous le disais sur les réseaux sociaux, j’avais besoin d’une pause. J’ai une quantité astronomique de choses à faire depuis quelques semaines, et je devais donc faire des choix pour ne pas perdre la tête et continuer à faire les choses correctement :) C’est officiel, notre vie va changer dans 1 mois. Un énorme changement. Nous déménageons à Barcelone, de manière permanente. Et histoire de compliquer la chose, un petit peu plus, nous partons en Australie le mois suivant. Je ne sais pas si vous imaginez le monticule de choses à faire et à penser... Les personnes qui me connaissent vraiment n’auraient jamais pensé que je puisse vivre ce genre de choses. En effet, je ne suis pas une grande aventurière. Même pas du tout :) Je suis une personne très terre à terre qui aime quand les choses sont sous contrôle. J’aime les situations faciles et surtout je perds vite mes moyens lorsque je suis mise en difficulté. J’ai toujours beaucoup envié les gens qui partaient par monts et par vaux aux quatre coins du monde. Et pourtant, je ne m’étais jamais imaginé faire la même chose. C’est possible pour une seule et unique raison : mon amoureux. Mon homme est le total opposé de mon caractère : il est très calme et posé lorsque je suis une véritable pile électrique, il aime être entouré d’amis lorsque je préfère être seule dans mon cocon familial.... Et surtout, il ne se fixe aucune barrière.

Etre avec quelqu’un comme lui c’est savoir que tout est possible et qu’on sera toujours soutenu dans le moindre de nos choix ♡

Je n’aurai jamais osé rêver partir en vacances en Australie ; c’était pour moi un pays inaccessible et pourtant. Notre voyage en Australie, tout comme notre changement de vie à Barcelone, sont partis d’une idée coup de tête qu’il a été très facile à concrétiser. J’ai réellement le sentiment de vivre ma vie à fond depuis que je suis avec lui et c’est un sentiment tellement agréable. Je ne vais pas être hypocrite, c’est également l’occasion pour moi d’être très anxieuse concernant l’avenir. Je sais que les choses se passeront bien, comme ça a toujours été le cas et dans le cas contraire, chaque problème à sa solution. Cela n’empêche que l’incertitude du lendemain me pousse à avoir quelques appréhensions, notamment concernant la langue… J’ai étudié l’espagnol et cela devrait revenir relativement rapidement mais je sais que les premiers mois seront assez difficiles pour s’adapter. C’est également l’occasion de vous dire que l’orientation du blog risque de changer. Je pensais notamment vous proposer une nouvelle série d’articles sur Barcelone, l’expatriation et les découvertes du pays/ de la ville :) J’aimerai également en profiter pour travailler la langue et - une fois que je serais plus à l’aise - traduire mes articles dans les deux langues pour permettre de développer mon blog aux Espagnols également. Je ne sais pas si tout cela sera sur FolieCurieuse ou si tout simplement j’ouvrirais un nouveau blog pour vous parler de l’Espagne en particulier.

Avez-vous des idées d’articles que vous voudriez voir concernant Barcelone ?

Comme je vous le disais dans mon précédent article, l’année 2016 a été une année charnière dans ma vie. Du moins, je l’espère puisque toutes ces « mauvaises » choses doivent forcément découler sur quelque chose de positif ! Je n’ai pas à proprement parlé de résolutions pour cette nouvelle année et je n’en ai jamais vraiment puisque comme tous le monde le sait, on ne les tient pas. Par contre, j’ai beaucoup de projets. Des choses concrètes, et des choses beaucoup moins sûres.  

Développer le blog

Vous ne le voyez peut-être pas, mais je m’investis énormément dans mon blog. Je le considère comme un vrai travail, l’obligation en moins. Je passe des heures à travailler dessus, et même quand je fais d’autres choses comme du shopping, conduire ou discuter, mes pensées me ramènent toujours d’une manière ou d’une autre à FolieCurieuse. Je suis assez contente de l’évolution que mon blog a pris en l’espace de 6 mois car je vois d’ores et déjà un changement concernant la qualité des photos et sur les idées qui peuvent me traverser l’esprit. J’ai encore énormément de travail, je le sais, et il y a d’ailleurs beaucoup de choses que j’aimerai mettre en place rapidement - comme un menu déroulant pour retrouver plus facilement mes autres articles – mais ça viendra. Je continue d’avancer, d’apprendre de mes erreurs et j’espère que l’an prochain, je serais toujours ici pour vous annoncer que oui, j’ai réussi à développer FolieCurieuse comme je l’espérais.

Obtenir une belle communauté avec laquelle partager

Pour ma part, le plus compliqué n’est pas de créer. C’est de créer de jolies fondations pour une communauté soudée. Je trouve qu’il est extrêmement difficile de déjà trouver du temps pour lire tous les blogs qui peuvent regorger d’articles plus intéressant les uns que les autres mais aussi de prendre le temps d’y déposer un commentaire. Je sais que je ne suis pas douée pour cela, tout comme je ne suis pas spécialement douée pour donner des nouvelles aux gens. Du coup, je comprends entièrement qu’il peut être difficile pour certains de faire de même avec mes articles. J’aimerai donc beaucoup travailler sur ce côté et réussir à constituer une petite mais très forte communauté pour que chacun puisse s’entraider et se donner les réponses à ses questions. Puisque, qu’on se le dise, nous sommes tous sur internet pour trouver des réponses : )

Déménager à Barcelone

C’est notre gros projet de l’année 2017 à mon amoureux et moi. Nous souhaitons quitter Nantes et nous envoler vers l’Espagne, son soleil, sa mer (pour que l’amoureux puisse surfer après le travail, enfin) et un nouveau confort de vie. Je pense que nous en avons marre de travailler d’arrache pied pour ne presque pas voir le retour sur investissement avec notre temps libre. On a besoin de renouveau. Pour cela, la route risque d’être longue car mon homme devra trouver un nouveau job et pour ma part, je vais devoir voir si je recherche un nouvel emploi ou si je continue à travailler de chez nous.

Développer mon auto-entreprise

Car oui, depuis peu, j’ai ouvert mon auto-entreprise pour travailler dans le domaine de la communication. Je souhaite proposer mes services pour divers aspects : dans le domaine du webmarketing, je propose des solutions de référencement, de community management et de rédaction web. Dans un contexte plus administratif, je propose d’effectuer de la modification tant visuelle que rédactionnelle. J’ai donc beaucoup de travail pour faire connaître ma société et voir si je peux partir à Barcelone avec et continuer à développer mon activité de là-bas. Mais je dois vous l’avouer, je n’arrive pas encore à me projeter jusque là, car le déménagement n’est pas prévu avant plusieurs mois ; et pour cause…

Voyager en Australie

Vous le savez peut-être déjà, mais nous avons un gros voyage de prévu avec mon chéri. Nous partons 3 semaines en Australie, sur la côte Est. Arrivant à Melbourne, nous allons remonter jusqu’à la grande barrière de corail en passant par Sydney et Brisbane. Nous partons début avril, mais d’ici là nous avons énormément de travail pour les 3 prochains mois à organiser les moindres détails de notre voyage : hébergement, location de voiture, activités, achats des accessoires…

Fêter Noël avec mon amoureux

Concernant cette partie là, c’est un souhait pour Noël de l’an prochain mais clairement, rien n’est moins sur. En effet, nos familles respectives sont à des centaines de kilomètres d’écarts et Noël reste une fête familiale avant tout. Idéalement, si nous pouvons réunir nos deux familles pour une première à Noël de l’an prochain, je serais la plus heureuse.

Et vous, quelles sont vos projets pour 2017 ?

Hello mes beautés, et tout d’abord une très belle année à tous. Je vous souhaite le meilleur pour cette nouvelle année qui je l’espère sera riche en émotion et en changement, tant pour vous que pour moi. Nous sommes le 2 janvier 2017 et il est donc l’heure de faire le bilan de cette année 2016. Je dois avouer qu’il s’est passé énormément de choses et que ces 12 derniers mois ont été très riches en émotions – que ce soit positif, comme négatif. Ma vie a beaucoup changé en l’espace d’un an. J’ai tout d’abord décidé de reprendre mon blog en main. C’est simple, j’ai crée FolieCurieuse en janvier 2015 mais je n’avais même pas tenu 1 mois et pas plus de 5 articles. On ne peut pas dire qu’il s’agissait d’un vrai blog. A cette époque, je me cherchais beaucoup et l’idée d’un blog me turlupinait depuis déjà quelques temps. Je n’ai malheureusement pas réussi à maintenir le rythme car je n’étais pas du tout soutenu, ni entouré, et qu’on se le dise : c’est extrêmement important pour parvenir à maintenir le cap. C’est donc en Juin 2016 que j’ai décidé de reprendre FolieCurieuse, dans un premier temps à des fins professionnelles. Car oui, 2016 a également été bouleversante dans mon travail. Les six premiers mois ont été très difficiles pour moi car je ne me retrouvais simplement plus dans mon travail ainsi que dans mon entourage professionnel. Je n’étais pas épanouie et je m’en rendais littéralement malade. Ce n’était plus possible. Le blog a été en partie ma thérapie car je l’ai repris à la base afin de développer ma présence sur internet et obtenir une carte de visite afin de rechercher du travail. Et puis, très vite, le blog est devenu beaucoup plus important que mon travail. Je retrouvais enfin quelque chose qui me rendait heureuse, je découvrais de nouvelles choses et je touchais de nouveau à ce domaine qui m’excite pleinement : la communication, le digital, le web… Les choses se sont accélérées sans que je m’en rende compte. J’étais certainement le nez dans mon blog et donc je n’ai pas vu ce qui se profilait et j’ai donc quitté mon travail violemment. Ça a été dur et relativement long avant que je comprenne que c’était pour le mieux. En faite, j’avais totalement oublié cet adage que je répète depuis toute petite : je refuse de faire un travail que je n’aime pas. Je suis donc revenue aux bases et au plus important : se concentrer sur soi et réussir à définir ce qui nous rends heureux. Parfois, ça tient à pas grand chose et après tout l’argent ne fait pas le bonheur ! Toutes ces choses ont rythmé les trois quarts de mon année. Des hauts et des bas, des aller-retour chez le médecin, des diagnostiques relativement inquiétant, des relations qui se décomposent à cause de la colère et cette personne aigrie que je devenais… Et enfin, le soulagement. Les nouveaux projets. Depuis deux mois, je suis pleine de projets. Moi et mon amoureux, main dans la main, on décide d’avancer vers un avenir qui nous comblera. Parce que oui, même si cette année a été très difficile, j’ai eu l’énorme chance de pouvoir compter sur mon amoureux qui m’a toujours aidé, soutenu et qui m’a remonté la tête quand je voulais juste rester sous la couette et ne plus en bouger. Cette année n’aurait jamais été aussi enrichissante sans lui, et ce n’est qu’un début.
Je vous le dis : c’était dur, mais c’est le début de grandes choses.

Et vous, que retenez-vous de votre année 2016 ?

Hello mes amours, je suis plus que ravie de vous retrouver aujourd’hui. Pourquoi ? Parce qu’aujourd’hui est un jour bien particulier pour moi. En effet, je fête mes 25 ans en ce vendredi 30 décembre 2016 et je peux vous le dire, c’est un âge que j’attendais avec impatience. Je ne sais pas vous mais pour moi, le jour de mon anniversaire, c’est quelque chose de vraiment très important. Je m’imagine chaque année ce jour en espérant y vivre des choses rebondissantes, un peu comme une princesse. Malheureusement à trop rêver le jour J, on est toujours déçu. Bien sur, les choses ne se passent jamais comme prévue car après tout c’est un jour comme un autre ! Aujourd’hui, je vais essayer de passer une journée comme une autre avec une très bonne soirée en compagnie de mon chéri et de nos amis. Mais en ce jour si spécial, j’ai souhaité vous préparer une petite vidéo sur tous ces clichés que l’on peut entendre liés à cet âge fatidique qu’est la 25ème année. Ce fameux quart de siècle.

Et toi, as-tu passé ce stade de la 25ème année ? Qu’imagines-tu de ce fameux quart de siècle ?

Je souhaitais en ce jour de Noël vous parler de… Noël :) Et oui, de cette magnifique période qu’est le mois de Décembre en entier. J’ai eu idée de vous exprimer toutes les choses que j’aime durant ce mois d’hiver et vous expliquer pourquoi.

La magie de cette période

J’aime les marchés de Noël, les sapins, les guirlandes et les illuminations. En effet, je trouve que le terrain de notre vie quotidienne change le temps d’un mois et devient beaucoup plus magique et chaleureux. J’adore ça !

L’esprit des gens à cette période

Contrairement aux autres fêtes comme Halloween, la Saint Valentin, Pâques etc… Les gens aiment presque tous Noël. On entendra très peu de « Je n’aime pas Noël, c’est une fête commercial ». Nous retrouvons tous notre esprit enfantin et nous nous laissons volontier tenter par cette magie justement. De plus, chacun veut faire plaisir à tout son entourage et s’il y a bien un mois où la gentillesse est de rigueur c’est bien en Décembre.

Mon anniversaire

En plus des fêtes de Noël, je fête mon anniversaire le 30 décembre. Beaucoup penserons que ce n’est pas cool d’être née 5 jours après Noël, mais c’est complètement faux. Finalement, c’est comme fêter Noël durant 1 semaine, et ça c’est vraiment super chouette. Mais surtout, j’adore mon anniversaire car j’aime énormément qu’on s’occupe de moi et le jour de mon anniversaire, je suis une véritable princesse.

Recevoir des cadeaux

Je suis désolé mais je suis une enfant et... j’adore recevoir des cadeaux. Et oui, on ne peut pas être parfait. Comme je vous disais, avec Noël et mon anniversaire, c’est un peu comme si c’était une effusion de cadeaux en un très court lapse de temps et ça, j’adore.

Les douceurs et gourmandises

Qu’on se le dise, on ne fait que manger et mon dieu, qu’est ce que j’aime tous ce qui est dans nos assiettes : des biscuits à la cannelle, du foie gras, la fameuse tarte tatin de ma môman pour mon anniversaire… Je vais pouvoir profiter encore quelques jours de cette folie des fêtes, en famille, et ça fait beaucoup de bien. Cependant, s’il y a bien une fête que je n’aime pas c’est le jour de l’an. Ce fameux 31 décembre est le signe que le mois et l’année se termine. Les marchés de Noël et les illuminations sont remballés et les douceurs sont remplacés par la galette des rois…

Qu’appréciez-vous particulièrement durant les fêtes de Noël ?

J’ai eu cette idée d’article grâce à mes petits tee-shirts à message. J’aime beaucoup ce type de vêtements, le problème c’est que je trouve rarement des messages qui me correspondent. Je suis une personne atypique :) Pour me présenter un peu plus, j’ai voulu vous faire un article et vous dire ce que je ne suis pas, histoire de faire tomber les clichés.

Je ne suis pas politiquement correcte

Mon tee-shirt vous le dit. Je râle tout le temps et durant toutes ces heures à ronchonner les insultes fusent. Je ne cherche pas à les supprimer entièrement de mon langage courant mais il serait bon que je mette de l’eau dans mon vin et que je réduise la quantité de grossièretés qui peuvent sortir de ma bouche à la seconde.

Je ne suis pas superficielle

Pour les gens qui ne me connaissent qu’au travers de ce blog et/ou de ma chaine Youtube, je parle énormément de mode et de beauté et pourtant. Dans mon quotidien, je suis quelqu’un qui peut passer des semaines entières sans maquillage, je peux tout à faire sortir en mode crasseuse (vite fait quand même) et mes sujets de conversations ne tournent pas tous autour de ces sujets. J’ai une personnalité simple et naturelle, et j’y tiens.

Je ne suis pas une vraie fille

D’ailleurs, c’est pour cela aussi que je ne suis pas ce qu’on peut appeler une vraie fille. J’aime aussi beaucoup les voitures, les films où il y a beaucoup de « fight » et de sang et les sports de vitesses. D’ailleurs plus jeune j’étais plus intéressée par des activités comme le BMX, le skate. Ma mère ne m’a jamais laissé faire car j’aurais dû m’intéresser à la danse classique et qu’avec mes deux pieds gauche, ça se serait forcément mal terminé.

Je ne suis pas une chanceuse

Je suis même un véritable chat noir. Clairement, il m’arrive des choses qu’il n’arrive à personne. Et quand il m’arrive quelque chose, généralement ça prends des ampleurs de folies. Exemple typique : j’ai mal aux dents du jour au lendemain, on s’aperçoit qu’on m’a foiré lors d’un rendez-vous chez le dentiste 2 ans auparavant et que par conséquent j’ai une gangrène. Oui, oui. Voilà, voilà.

Je ne suis pas mesurée

Quand je suis heureuse, je saute de joie. Quand je suis triste, je suis au trente sixième dessous. Je suis quelqu’un qui arrive à prendre du recul, mais je dois forcément passer par une phase « excessive » de joie, de tristesse, de passion…

Je ne suis pas healthy

Je ne mange pas de légumes, pas de fruits, très peu de yaourt… Bref, je suis une calamité et je me nourrie comme un enfant de pizza, burger et les seuls fruits que je mange ce sont ceux en confiture (et que la fraise, sans morceaux s’il vous plait).

Je ne suis pas calme

Je suis même plutôt une vraie pile électrique. Je suis bavarde, hyperactive et je fulmine toujours d’envies, d’idées… Je ne suis surtout pas de tous repos pour mes proches.

Je ne suis pas quelqu’un qui collectionne les amis

J’ai toujours été très peu entouré, mais en soi ça ne m’a jamais dérangé. Je ne ressens pas le besoin de sortir énormément, d’avoir des gens autour de moi constamment. Ça m’oppresse même. Je préfère avoir peu d’amis, mais des amis proches et des personnes sur qui je peux compter (et à qui je pourrais retourner les services rendus).

Je ne suis pas simple

Je suis toute en contradictions et il est souvent difficile de me suivre. Je change souvent d’humeurs. C’est à dire que j’ai parfois le besoin d’être isolée, de ne plus parler ; d’être quelqu’un de totalement différent de la personne que je suis au quotidien.

Je ne suis pas parfaite

Bref, en conclusion, je suis loin d’être parfaite et personne ne l’ai. Tous mes défauts définissent ma personnalité et j’aime qui je suis.

Et vous, que n'êtes-vous pas ?

J’écris ces petits mots sans trop savoir quand ils sortiront et s’ils sortiront un jour. C’est un instant de vie que j’ai voulu écrire pour exulter une dure journée. Une dure journée de reprise. Une journée où je me suis sentie bien seule. Et l’écriture, ça soulage. Où est ma place ?  [...]

Petite rétrospective du jour : quand j’avais 15 ans.

L’idée de cet article m’est venue grâce à celui de Chronique d’une jeune adulte. J’ai trouvé ça hyper intéressant pour la simple et bonne raison que mes 15 ans, ce n’était pas du tout la meilleure partie de ma vie – loin de là.
J’avais donc envie de retourner presque 10 ans derrière moi et repenser à tout ce qui me perturbait à l’époque et quels sont les conseils que j’aurais aimé entendre.

A 15 ans :
J’étais en pleine crise d’adolescence, mais genre… vraiment.
C’est à cette âge-là que mon caractère rebelle a vu le jour. C’est certainement à cette âge-là que j’ai commencé à m’apercevoir que la vie était injuste.
Avant cet âge, j’étais une enfant relativement sage. Je faisais des crises de colère à mes parents, mais une fois sortie de mon cocon familial j’étais très timide et réservée. Je pense que si j’avais pu fondre en larmes à chaque fois que mon instituteur me parlait, je l’aurais fait – je ne vous raconte même pas la fois ou j’ai failli recevoir un avertissement dans mon carnet de correspondance…là, j’ai vraiment fondue en larmes ahah.
Je ne me souviens pas qu’il y ait eu un élément déclencheur, mais du jour au lendemain je me suis sentie énervée. J’étais énervée contre ma famille, contre mes professeurs et surtout… énervée contre mes amis et le reste du monde.

C’est à cette époque que j’ai commencé à me méfier de la nature humaine.

Je ne vais pas vous mentir : c’est toujours le cas et la vie me prouve un peu plus chaque jour que j’ai des raisons d’être méfiante.
A l’époque, je me faisais un monde de beaucoup de choses et surtout des relations humaines.
Je ne savais pas comment aborder les gens, je ne savais pas comment être appréciée des gens, ni comment garder ces personnes proches de moi. Je me suis retrouvée beaucoup de fois seule, sans amis, dans mon collège. J’ai notamment le souvenir d’une journée complète où toutes les personnes que je connaissais s’étaient passées le mot pour ne pas m’adresser la parole et me laisser seule à la récréation. Beaucoup rigoleront, mais à 15 ans c’est très difficile de se sentir rejeté par tous. Et une seule journée suffit.
Ce n’était pas un acte isolé mais passons.

J’étais différente.
Je n’avais pas les même hobbies que les autres élèves, et je ne ressemblais pas à la majeur partie d’entre eux. En tout cas, c’est ce qu’on m’a répété pendant des années. J’aimais écrire – des Skyblog à l’époque – et écrire mon mal-être sur papier dans ma chambre tard le soir et j’aimais essayer de faire de jolies photos. C’était la seule manière que j’avais trouvé pour tenter de m’accepter. Ça n’a pas non plus été une franche réussite car on m’a cataloguée d’égocentrique…
Les enfants jugent trop vite.


Qu’est-ce que je conseillerais à ma petite personne de 15 ans ?
- Parle à ta famille ouvertement : dis les choses qui te blessent, explique tes sentiments et tes ressentis. Ça ne sert à rien de se renfermer, une famille aimante ne juge pas.
- Ta famille t’aime, n’en doute jamais. Ils n’ont pas toujours la bonne façon de te le montrer, mais il n’y a aucun doute là-dessus.
- Pour ce qui est du reste du monde : Relève la tête et surtout ne montre jamais que ça t’atteint. Les personnes qui souhaitent volontairement te faire du mal ne doivent jamais savoir qu’ils y sont parvenus.
- Concentre-toi sur les choses pérennes : ta famille, tes études… Les amis, surtout ceux de l’époque du collège, ça part et on ne les revoit plus jamais.
- Trouve-toi une activité et une passion et entoure toi de personnes qui te soutiennent réellement dans cette activité
- Accroche toi à cette activité, à ces choses que tu aimes… ce sont les éléments qui te caractérisent le plus et qui font qui tu es. Peu importe la vision des autres.


Mon bilan :
Cette période de ma vie a été très difficile. La plus dure. J’ai pensé, ressenti et fait des choses à mon corps que je n’aurais jamais dû. J’ai longtemps voulu me faire du mal parce qu’à 15 ans on pense bêtement que si tout le monde nous reproche des choses c’est très certainement que le problème vient de nous. Même si c’est encore très difficile pour moi de repenser à ces quelques années, je sais que ce que j’ai pu traverser m’a construite. Je me suis énormément endurcie et surtout j’ai appris.
Je garde beaucoup de cicatrices de ces année-là, par exemple j’ai toujours le sentiment d’être de trop quelque part et même avec les gens que j’aime. Par ailleurs, j’en ressors grandie puisque cette épreuve m’a donné envie de me battre contre la vie et mettre une claque à toutes ces personnes qui ont pu rigoler de moi un jour : ma vie est belle, heureuse et surtout je suis mieux que vous.

Que gardez-vous comme souvenir de cette période ?
Et vous, qu’auriez-vous conseillé au petit être fragile que vous étiez à 15 ans ?

Je m’excuse d’avance car ce passage ne sera pas gai. Ce ne sera pas un message d’espoir comme on peut voir partout. Et tant mieux, vraiment, l’espoir c’est important.
Mais moi, aujourd’hui, j’aimerai vous dire que j’ai de l’espoir. J’aimerai avoir le cœur à rire. Mais ce n’est pas le cas. Parce que je m’inquiète pour demain.
Encore une fois, je me réveille sur fond d’attentat. Encore une fois, en France, et partout ailleurs, des gens sont morts alors qu’ils étaient juste là pour passer un bon moment, de détente, entre amis, en famille.
Nous sommes donc aujourd’hui les coupables de vouloir continuer à vivre normalement et nous payons le prix très fort.
 Je suis lassée. Lassée de tout ce qui se passe dans le monde aujourd’hui.
Quand c’est pas Paris, c’est Istanbul. Quand c’est pas Istanbul, c’est  Tunis.
Et qu’est-ce qu’on peut faire contre ça ?
Alors oui, en effet, c’est magnifique ce soutien national qui exulte. Les gens se ruent vers les hôpitaux pour aider, pour donner leur sang.
Les gens font des messages d’amours, des dessins et se prennent dans les bras pour se soutenir.
C’est beau, c’est certain.
La France a changé, un peu. La France est un peu plus humaine contre tous ces actes de barbaries.
Mais la France est également en veille perpétuelle à attendre. Attendre que les choses se gattent puisqu'on le sait tous que ce n'est pas terminé et que c'est loin d'être terminé.
Mais qu’est qu’on va changer à notre niveau ?
On fait front. Mais ça recommence.
Le gouvernement lance des mesures d’état d’urgence, mais ça recommence.
Mon rêve, ce serait qu’il y ait une solution. Une vraie solution pour éradiquer cette mouvance qui ne veut que du mal aux êtres humains.
Mon rêve, ce serait que lorsqu’on fait front, les actes de barbaries cessent réellement puisque l’amour est plus fort que tout.
Mon rêve, ce serait que le gouvernement ait le pouvoir de mettre à un terme à tout cela. Puisqu’aujourd’hui, envoyer des soldats – toujours plus de soldats – ne fait qu’envenimer les choses mais si on ne fait rien, on se fera sauter quand même.
En réalité, mon rêve ce serait de me sentir en sécurité et ne pas m'inquiéter en permanence pour mes proches.
La vengeance n’est pas une solution.
La haine n’est pas une solution.
Mais aujourd’hui, on découvre encore que la paix, l'amour, n’en est pas une non plus.
On a pas de poids dans la balance. On aimerait, de tout notre coeur. Mais ça fonctionne pas.
 Qui trouvera la solution pour que cette psychose puisque se terminer ?
En attendant, nous devons tous continuer à vivre, dans notre pays, dans notre ville, avec la boule au ventre de savoir qu’un jour peut-être, ça pourrait être nous.
Mais on oublie, et surtout on vie. Pleinement.
Aimez-vous.
Vivez tous ce qui vous fait plaisir et jusqu’au bout.
Ne vous mettez aucune limite et soyez vous-même.
C’est mon seul message d’espoir face à cette impuissance.
Vous avez la possibilité de guider votre vie par vos choix. Faites-le.
Le reste, on verra plus tard.
Douce France.