J’ai testé LiveMentor et j’ai été déçue

J’ai testé LiveMentor et j’ai été déçue

Cette histoire est longue et je vous parle en détail de mon expérience au sein de l’école en ligne LiveMentor. Si vous n’avez pas envie de connaître tous les détails et d’aller à l’essentiel, vous retrouverez un rapide résumé en bas de page !


Il y a deux ans, j’ai décidé de monter mon entreprise. Bien sûr, comme beaucoup je ne savais pas trop comment faire, j’étais perdue, je me sentais seule et surtout je ne savais pas par quoi commencer.

J’ai donc commencé à lire des tonnes d’articles, à chercher des informations pendant des heures sur internet et à me poser des questions. Un jour, je vois passer une publicité Facebook. Je m’en souviens comme si c’était hier : c’était une publicité qui proposait un cours gratuit pour devenir Freelance.
 

Alléluia, c’est exactement ce qu’il me fallait ! 

Je découvre LiveMentor pour la première fois.

Je n’en avais jamais entendu parler, j’avais simplement été hameçonné par une publicité Facebook et elle avait très bien fonctionné.

Me voilà investit dans une formation gratuite pendant deux semaines. On apprend beaucoup de choses pendant deux heures, deux fois par semaine. C’est génial, nous avons le formateur qui répond aux questions dans le chat (quand on a la chance qu’il puisse la lire, car nous sommes plus de 100 à assister à ces cours à chaque fois).

Je suis rassurée, car je ne suis plus seule. J’apprends des choses, cela m’ouvre des perspectives et surtout le formateur est tellement pédagogue que ce sentiment m’envahit : plus rien ne peut me résister, je suis prête

Je l’ai souvent dit et souvent écrit, mais je n’ai jamais ressenti de grande crainte en lançant mon entreprise. En réalité, je n’ai plus ressenti de grande crainte à partir du moment où j’ai rejoint LiveMentor. J’avais le sentiment que je faisais partie d’une élite et que j’allais pouvoir avoir toutes les connaissances pour exploser ! 

LiveMentor m’a apporté beaucoup de confiance, en moi.

Et c’est énorme quand on décide de lancer son activité.

Je décide donc de passer à l’étape supérieure : on me propose de passer à la formation payante.

C’est 800 € (à l’époque) et on ne découvre le prix qu’une fois que l’on a le commercial au téléphone ; histoire d’être certain d’avoir levé toutes les questions et tous les freins. 

En plus de cela, il faut faire vite, car tout le monde ne sera pas accepté.

Il n’y a qu’un nombre limité par session.

Alors, j’achète ou pas ?

La formation, en vérité ce n’est pas ce qui m’intéresse le plus.

Ce qui m’importe c’est un autre élément du discours de vente : la communauté et les mentors à vie ! Plus jamais je ne serais seule. En plus de ça, ils semblent être proche de tous leurs étudiants et certains semblent avoir fait décoller leur société grâce à eux. C’est fou ! 

Je me dis : c’est certain, je paie 800 € – que je n’ai pas certes – mais grâce à cette communauté soudée et aux contacts de la famille de LiveMentor les choses vont bouger très vite pour moi.

Et les choses ont bougé très vite. Je ne m’y attendais pas ! 

Est-ce que LiveMentor y est pour quelque chose : pas directement. 

J’ai eu la confiance de parler de mon burn-out. Donc, partiellement.

Mais surtout, je suis passée sur FrenchWeb et cela ce n’est que grâce à moi.

Et beaucoup de chance !  

Nous y voilà, c’est le début de ma société.
Je saute de joie, car je commence mes premiers entretiens clients.
Je signe mes premiers contrats.

Je gagne ma vie, déjà, en trois mois.

Du coup, étant donné que l’on est une grande famille sur LiveMentor, je partage mes petites réussites chaque jour. J’en profite pour donner de la force à ceux qui continue de se battre et à leur montrer que si j’y arrive, c’est que c’est possible. Je n’étais tellement pas destinée à devenir entrepreneur et à aimer ça, si vite. 

J’écris donc dans notre groupe Facebook privé. Il est privé, car nous ne sommes que quelques centaines à cette période à échanger dessus. On se connaît presque tous et on sait qui fait quoi ! 

La sauce continue de monter. 

Mon article sur Frenchweb me déclenche plusieurs interviews, car j’ai retenu l’attention au travers de mon histoire. 

LiveMentor décide également de réaliser un portrait de mes débuts d’entrepreneurs. Quand je le lis, j’ai presque l’impression qu’on ne parle pas de moi tellement cela me paraît dingue ce que j’ai accompli en quelques mois.

Je suis dans une super vibes car on parle de moi donc j’attire des clients. Ma communauté s’agrandit et chaque jour je prends un peu plus confiance en moi. Je vis bien de mon activité, je reçois des demandes régulières, des gens viennent me poser des questions…

Et puis, la première petite alarme est révélée par une amie.

On m’apprend que l’on vient de voir passer ma tête dans une publicité Facebook. Un post que j’avais envoyé dans le cadre privé, avait été ensuite été utilisé pour être repartagé à des millions de personnes.

J’étais étonnée, je pensais que l’on m’aurait demandé mon avis tout de même. 

Mais bon, c’est cool si cela leur permet de développer leurs ventes après tout ! 

Même s’ils n’étaient responsables en rien de tout ce qui m’arrivait.

Je continue mon petit bonhomme de chemin et les mois passent. 

Régulièrement, je reçois des e-mails d’élèves de LiveMentor qui me disent que l’école en ligne leur a parlé de moi et qu’ils aimeraient beaucoup que je leur explique comment j’ai réussi à en arriver là.

Au début, j’avoue, je suis trop fière et je prends plaisir à répondre.
D’autre fois, je suis littéralement sous l’eau entre mes clients, ma communication personnelle, mes demandes de devis ainsi que ces mails qui deviennent réguliers où je ne peux pas répondre en deux lignes (et encore moins accorder du temps au téléphone).

Doucement, cela devient un poids. Je ne sais pas gérer cette situation.

Si je ne réponds pas, je prends des risques face à mon image de marque.

Si je réponds, c’est du temps que je n’arrive déjà plus à avoir pour ma vie de couple.

Je réponds.

Je décide de prévenir LiveMentor car je ne m’en sors plus.

Je les contacte une première fois. Ils comprennent ma situation et me disent faire quelque chose de leur côté.

Rien ne change.

Il y a même des recrudescence à certains moments.

Certainement dû au rush des nouveaux élèves à chaque nouvelle formation.

On continue de me dire que l’on me voit partout : 

  • Mon succès d’élève sur le site LiveMentor
  • Je suis citée dans le cours gratuit
  • On propose de me contacter directement durant les Lives pour que je puisse moi-même aider les élèves (plutôt que les mentors de LiveMentor)
  • Mon image est utilisée pour faire des publicités

Et là, c’est la goutte de trop

On me remonte une nouvelle page de vente LiveMentor. 

Ma tête apparaît en gros, juste à côté de celle de Camille, une amie élève. 

On me présente en quelques bullets points et… rien n’est vrai.

Cela fait plus d’un an que j’ai terminé la formation et jamais on ne m’a demandé de mes nouvelles.

Jamais on ne m’a contacté pour me demander où je me situais dans mon business.
Pourtant, on continue d’utiliser mon image en modifiant quelques petites choses par-ci, par-là. 

Le marketing.

Je contacte donc une seconde fois LiveMentor pour leur demander de retirer ces informations erronées me concernant et j’en profite pour leur expliquer que ce n’est plus possible. Je ne parviens plus à gérer les différentes demandes, d’autant qu’en termes de business cela ne m’apporte rien : ce ne sont pas mes cibles.

Je perds du temps, et donc de l’argent.

Je tente donc de négocier (peut-être un petit peu trop discrètement) un accord avec LiveMentor.

Vous utilisez mon image ?

D’accord, mais qu’est-ce que je peux avoir en retour ?

Je me lance dans de petites formations depuis peu.

Je décide donc de partager mes nouveautés sur le groupe Facebook privé.

Très vite, c’est très mal accueilli et mes posts se retrouvent supprimés (par les modérateurs). On me somme d’ailleurs de ne plus recommencer. 

Donc, visiblement, on utilise mon image, mais je n’ai rien à y gagner.

Juste à subir, et en silence.

Je demande donc à ce que l’on arrête d’utiliser mon image sur les pages de ventes et donc à pousser les élèves à me contacter.

On décide donc de me retirer de partout sur LiveMentor.

À partir d’aujourd’hui, je serais tranquille.

Même si j’ai bien compris que je commençais à les énerver.

À la même période, LiveMentor change de concept. 

J’ai acheté deux formations en septembre 2017. Elles contenaient une formation e-learning, un suivi téléphonique avec les mentors ainsi qu’une communauté. Tout ça, à vie.

Autant dire que c’est un argument de poids pour acheter une formation à 800€.

Malheureusement, ils s’aperçoivent qu’avec la croissance de l’entreprise, ce n’est plus viable. La communauté restera mais les mentors ne seront plus disponibles pour nous.

Si j’entends, je ne comprends pas. J’ai acheté quelque chose 1 an auparavant, et je suis déçue de voir que la promesse n’est pas respectée.

Je décide d’écrire un post Facebook sur le groupe privé afin de partager ma déception face à ces changements. Il ne me semble pas méchant, il est surtout là pour faire évoluer les choses. C’est grâce aux critiques que l’on peut s’améliorer, non ?

Visiblement, je n’étais pas la seule à le penser.
Mais très vite, en 3 minutes pour être précise, mon post se retrouve supprimé. 

On m’appelle et on m’explique d’une voix tremblotante que je viens de heurter toute l’équipe.

Et que par conséquent, on ne peut pas partager ce type de message.

J’appelle ça de la censure.

Une nouvelle année se passe. J’ai la paix malgré quelques récidivistes qui me disent avoir toujours entendu parler de moi sur le cours gratuit Copywriting (jusqu’à récemment d’ailleurs). Pourtant, les choses sont totalement gérables et par conséquent je laisse couler.

Jusqu’à ce message de mon amie Julia : 

On vient de reprendre mon parcours d’élève (supprimé du site depuis 1 an) afin de l’utiliser sur le compte Instagram de LiveMentor. Nous sommes en juin 2019.

Étonnée, je file vérifier et effectivement, c’est ma tête qui apparaît. 

Bon, je ne suis pas très contente, mais voyons le positif : je vais avoir de nouveaux followers entrepreneurs.

Ah… mais non ! 

Je ne suis pas tagguée sur le post ; tout comme les autres élèves que l’on cite.

Je dépose un petit commentaire pour demander d’apparaître sur le post.

Après tout, c’est ma tête et mon histoire que l’on utilise et j’ai peut-être mon mot à dire.

5 jours passent.

Rien.

Les autres élèves ont tous fait la même chose que moi, et ont tous été taggués.

Je décide de rajouter un nouveau commentaire « Sans rire, c’est la moindre des choses de tagguer les personnes quand on utilise leur image. »

Quelques heures après seulement, le post est supprimé.

En vrai, cela ne me dérange pas tant que ça, car je comptais demander à être supprimé du feed.

Je l’ai même demandé avant même de me rendre compte que j’ai déjà été supprimée.

Et là…

Mais…

Je ne sais pas quoi dire, penser, imaginer…

« Tout est supprimé et nous n’allons plus jamais faire mention de votre existence, pas de souci ! »

Woh !

J’hésite entre le rire (en vrai, j’explose de rire) et ce choc du : mais, quel Community manager réagit de la sorte ? 

En résumé

J’ai adoré LiveMentor. Ils font d’ailleurs partie d’une étape dans ma vie d’entrepreneurs et je ne peux le renier.

Pourtant, aujourd’hui j’ai ressenti le besoin de raconter cette longue histoire et d’y partager mon avis sur cette école en ligne pour les entrepreneurs car je ne pense pas pouvoir le faire ailleurs.

J’ai le sentiment d’avoir été utilisée, autant pour l’argent investi dans des formations qui ne m’ont que peu apportée ; que sur l’utilisation de mon image (mon visage et mon histoire).

Mais surtout, si j’ai décidé d’écrire mon opinion sur mon blog, plutôt qu’ailleurs, c’est parce que j’ai ressenti une sorte de censure. Et ça, je ne peux pas l’accepter.

Je tiens donc à vous mettre en garde. C’est le cas pour LiveMentor mais c’est bien évidemment le cas pour une majorité des entreprises qui aujourd’hui abusent du marketing.

Par ailleurs, je ne dis pas que c’est le cas aujourd’hui car je ne suis plus l’actualité de LiveMentor.

Encore aujourd’hui, une amie m’a dit mot pour mot « Mais pourtant, il n’existe aucune commentaire négatif sur LiveMentor« .

Une image parfaitement contrôlée révèle bien souvent des abus et des choses pas toujours très claires, cachées sous le tapis.

J’avais même peur de parler de cela ouvertement car j’avais peur que cela impacte mon image, que je reçoive les foudres de bon nombre de personnes.

Mais tant pis.

Je prends le risque parce que j’ai envie d’être honnête, de dire la vérité.

Tout au moins, ma vérité et mon opinion.

Et si je peux y aller de mon conseils : assumez vos faiblesses, vos ressentis et défendez ce en quoi vous croyez. C’est finalement ce que les personnes retiendront de vous !

La critique ne vous atteindra que lorsqu’elle est fondée et qu’elle nécessite de se remettre en question.

Ma vie de Freelance, un an après

Ma vie de Freelance, un an après

Cela fait déjà une année que j’ai décidé de créer mon entreprise. Un an que je me démène chaque jour pour vivre de mon activité, et que les choses se sont bousculées dans ma vie. Mais alors, à quoi ressemble vie de Freelance un an après ?

Une société qui me ressemble, pleine de valeurs

J’ai créé ma société il y a un an. Je venais d’arriver à Barcelone, et c’était l’occasion pour moi de créer un travail qui me ressemble et me convient à 300 %. J’en avais marre de jouer avec les hiérarchies, les desiderata des autres. J’ai plutôt une vision au mérite de la vie, en réalité !

Pour moi, les choses sourient aux audacieux, à ceux qui se lèvent le matin pour faire bouger les choses et qui prennent des risques.

J’avais donc envie de mettre toutes les chances de mon côté pour avoir la vie que j’ai toujours rêvé d’avoir. Alors, il ne s’agit pas d’une vie pleine d’argent, ou plein de travail d’ailleurs. C’est une vie ou j’ai un équilibre qui me convient, où je suis épanouie dans ce que je fais, et où je possède du temps pour moi, pour me former, pour développer de nouvelles choses.

En vrai, j’avais juste envie de faire uniquement ce que j’aime.

Et cela devrait être l’envie de beaucoup d’entre nous, car c’est réalisable 🙂

Un démarrage sur les chapeaux de roues

Les choses se sont donc passées extrêmement vite ! Je suis parvenue à me tirer un salaire au bout de seulement trois mois d’activité, et je n’aurais jamais cru cela possible. Et puis, de fil en aiguille, les choses se sont bousculées. Les contrats se sont enchaînés sans que j’aie même eu le temps de dire ouf !

D’ailleurs, c’est la raison pour laquelle je n’ai plus été présente ici. Je n’avais tout simplement plus de temps pour cela, car j’étais littéralement submergée par : mes clients, ma communication personnelle et surtout le besoin de me trouver une organisation efficace !

Parce que c’est aussi ça la vie de Freelance : nous devons chercher, petit à petit, la manière la plus efficace pour travailler et ne pas être submergé. C’est souvent la partie la plus difficile, car nous n’avons pas de bureau, pas d’horaires et il est donc facile de dire oui à tout et d’ensuite le regretter.

C’était donc très riche, très condensé et je suis arrivée au début de l’été avec le besoin de souffler un grand coup !

J’ai donc pris le temps de me recentrer sur moi-même, de me reposer un petit peu (tout en travaillant sur l’aspect de la société que vous ne voyez pas) pour revenir en septembre avec une vision totalement différente.

On entame la seconde année, un peu différemment !

Désormais, je démarre une nouvelle année, et c’est clairement avec de nouvelles envies. La première année a été l’occasion de me prouver ce que j’aimais ou n’aimait pas faire. Je suis plus en phase avec mes objectifs et la manière de les réaliser.

J’ai donc l’envie de travailler beaucoup plus : pour moi. C’est étonnant de dire ça, quand on sait qu’il s’agit de ma société. Pourtant, je ressens ce besoin de faire un petit virage où ma société s’articule autour de trois pôles :

  • Des travaux clients, mais beaucoup moins de créneaux que l’an passé
  • Mon espace de formation pour aider les entrepreneurs à développer leur présence en ligne
  • Mon blog, parce que cela m’a beaucoup trop manqué et que maintenant que j’écris sur le web de manière professionnelle, j’ai besoin de revenir à mes premiers amours, à ce qui m’a propulsé où j’en suis aujourd’hui !

J’ai donc prévu de changer pas mal de choses sur FolieCurieuse, à commencer par la mise en page du blog ainsi que les menus. Il faut que cela corresponde beaucoup plus à qui je suis aujourd’hui et donc je pense continuer à vous proposer du contenu concernant :

  • La beauté
  • La mode
  • Les voyages
  • Mon travail

Et puis, si vous avez des questions ou des envies particulières, c’est le moment de les partager. Je me ferais un plaisir de développer certains sujets qui sont de la vie quotidienne, ou du lifestyle comme on dit maintenant.

J’aimerais d’ailleurs vous parler prochainement d’un sujet qui me touche particulièrement pour vous exposer mon avis, qui sera peut-être différent de la majorité. Bref, FolieCurieuse se destine juste à être une extension de ma personne, soit une personne ordinaire qui se crée une vie extraordinaire 😉

Quitter mon CDI, le meilleur choix de ma vie

Quitter mon CDI, le meilleur choix de ma vie

C’est un article un peu particulier que j’ai décidé d’écrire. Je vais t’avouer qu’il a été écrit en plusieurs fois, et que j’ai finalement décidé de le reprendre pour te parler à cœur ouvert sur cette étape de ma vie. Et surtout, parce qu’avec le temps, je continue de guérir et d’être de plus en plus à l’aise avec ce que j’ai vécu. Aujourd’hui, je vais te parler de cette décision qui a complètement bouleversé ma vie : quitter mon CDI.

Quitter mon CDI, ce choix difficile

La vérité est que j’ai traversé une période difficile avant même de quitter mon CDI. Je dirais que pendant plus de 6 mois, je me suis voilé la face et je n’ai pas voulu admettre que je n’étais plus épanouie dans mon métier, et surtout mon entreprise. Forcément, on nous répète tellement souvent que l’on devrait être tellement content d’avoir un travail, un CDI, et un toit pour vivre que l’on s’interdit ensuite de remettre en cause ces faits-là.

Verdict de 6 mois à me voiler la face ? Une gastrite, plusieurs arrêts de travail pour des maladies dont on ne sait toujours pas ce que c’était, et surtout des problèmes de dos digne d’une vieille de 70 ans. Joli tableau de chasse pour une petite jeune de 24 ans, tu ne trouves pas ? Pourtant, il m’aura quand même fallu plus de 6 mois pour m’apercevoir que quelque chose n’allait pas et que mon corps tentait de me faire passer un message. Mais bon !

C’est à ce moment que j’ai commencé à comprendre que j’arrivais à un point de non-retour : quand tu arrives aux larmes chaque jour, et que tu vas au travail à reculons, que tu te dis qu’il faut que ça cesse. Bon, j’avoue que mon entourage a été d’une grande aide pour m’ouvrir les yeux. Je voulais donc quitter mon travail, mais… impossible de quitter d’un revers de main quand on n’a rien derrière et que l’on se sent tellement mal que l’on ne sait absolument plus quoi faire de notre avenir.

Mon dieu, ce que cela peut être triste d’en arriver à ce stade à 24 ans, quand ta vie professionnelle ne fait que commencer. Et surtout, je sais que je fais partie d’une parmi des milliers d’autres personnes dans le même cas et cela me fend le cœur. Réellement !

J’avais donc cette petite idée au fond de moi : quitter mon CDI, mais je ne savais plus pour quoi faire. Du coup, ce n’était qu’une idée dans un coin de ma tête qui continuait de me pourrir la vie.

Et finalement,

Le coup de massue

Finalement, après des mois de réflexion, je n’ai plus eu trop le choix. Mon entreprise m’a proposé une rupture conventionnelle pour « mon bien, parce que je n’allais pas bien », mais surtout parce que « on ne peut pas compter sur une personne en arrêt maladie ». En clair, on m’a donné le choix entre : partir, ou rester et en baver. Je suis parti 3 heures plus tard, sans jamais revenir.

Aujourd’hui, avec le recul, c’était la meilleure décision de ma vie. Mon départ a été horriblement dur à vivre pour moi, je n’étais déjà pas bien dans ma peau, mais on a tenté de me mettre encore plus bas. Je ne vais pas te mentir : j’ai cru que ma vie était finie à ce moment là, que plus jamais je ne retrouverais de travail et que les choses s’arrêteraient sur cet échec. Pourtant, je peux fièrement dire aujourd’hui que je suis heureuse d’avoir vécu cela. Que sans ça, je n’aurais peut-être pas cette force et cette volonté qui m’habite pour être heureuse et épanouie chaque jour qui compose le reste de ma vie.

Mais à l’époque, je n’étais pas si positive et j’ai dû passer au travers de quelques mois difficiles.

Les quelques mois de détresse

Je préfère être honnête avec toi, ça a été très difficile. Mais c’est aussi pour cela que ça a été aussi formateur.

Après avoir quitté mon entreprise, il était temps de reprendre ma vie en main. Sauf que je ne savais plus ce que j’avais envie de faire, je n’avais plus confiance ni en moi ni en mon travail et j’ai même pensé que j’avais raté ma vie à 24 ans. Alors, pendant plusieurs mois, j’ai vécu cette histoire comme un échec et je suis restée en colère.

Je me retrouvais du jour au lendemain, sans travail, sans avenir presque, et à me mettre une pression de dingue pour retrouver un job avant même d’être officiellement au chômage. Pourtant, mon esprit luttait de toute ces forces, comme si j’avais un deuil à faire. Et c’était un peu ça ! En quittant mon job en seulement 3 heures, je n’ai même pas eu le temps de passer à ce qu’allait être ma vie après ça. Je n’ai pas eu le temps de savoir comment réagir et ce que j’allais mettre en place une fois dans mon canapé.

Finalement, c’était comme une victoire par KO et j’étais là, dans mon canapé, à ne plus être capable de ne rien faire.

Ce sont les paroles de mon homme qui m’ont permis de déculpabiliser, car, je n’avais jusque là aucune personne de mon entourage qui avait vécu cela. Il m’a conseillé de me reposer, de prendre le temps nécessaire pour moi et surtout il a pris sur son dos tous les tracas du quotidien pour me laisser me remettre.

J’étais officiellement en burn-out. Bon, un petit burn-out sur lequel j’aurais finalement vite repris le dessus !

Petit pas par petit pas

Je suis une battante qui ne se laisse jamais abattre. Ou alors, si, mais pendant deux heures. Je pleure toutes les larmes de mon corps pour ensuite canaliser cette tristesse en force afin d’aller de l’avant dès le lendemain. Cette fois, ça m’a pris un mois !

Un mois pour comprendre que FolieCurieuse était mon échappatoire depuis déjà pas mal de temps. Mon blog, c’était finalement ma bulle de bonheur qui me permettait de garder la tête hors de l’eau pendant 6 mois. Alors, je me suis plongée dedans à corps perdu. J’ai compris que l’écriture et surtout le digital en général pouvait devenir une véritable passion pour moi.

J’ai vivoté entre le blog, des idées de formations pour une future reconversion, des réflexions d’entrepreneuriats… Mais je n’avais pas la force de passer le cap de quoi que ce soit encore.

Et puis finalement, mon premier jour de chômage officiel est arrivé. Le 29 octobre 2016. J’ai vécu cela comme une libération ! Enfin, je n’étais plus salariée et je pouvais commencer à penser mes blessures. Puis, le karma fait toujours bien les choses : le 10 novembre, on me proposait un job auquel je n’avais même pas postulé. Comme quoi, même dans les pires moments, le soleil finit toujours pas revenir !

Le début d’une nouvelle vie

Ce travail à temps partiel a été la bénédiction pour ma confiance en moi. Très vite, j’ai retrouvé les compliments que je recevais régulièrement dans mon ancien travail. Je n’étais donc pas la bonne à rien que l’on m’avait dit à mon départ ! J’ai repris confiance en moi, en mon travail, mais également — un tout petit peu — dans le travail salarial. Pourtant, j’avais toujours cette colère en moi et je sentais bien que je ne me sentais plus à ma place. Je ne me sentais plus en phase avec les problèmes de bureau, j’avais déjà (je pense) cet esprit d’entrepreneur qui grimpait en moi !

D’ailleurs, je remercie l’équipe par laquelle je suis passée pendant ces quelques mois. Je sais que mon ancienne responsable passe parfois par ici, et si elle lit ses lignes : MERCI C.

Je passais de plus en plus de temps sur FolieCurieuse et je commençais à avoir des propositions de partenariats. C’était finalement la preuve que j’avais une petite place dans ce milieu, et que peut-être j’étais sur la bonne route.

Et puis, le changement de vie total, et brutal

Finalement, un peu par hasard, on a fait le choix de changer de vie, mon homme et moi.

Encore une fois, le destin aura fait le reste, car si notre envie était de partir vivre à Barcelone un jour, nous nous sommes retrouvés à faire nos valises seulement quelques semaines plus tard.

J’ai tout quitté. Mon emploi à mi-temps, notre appartement, la ville dans laquelle nous habitions depuis plusieurs années et nos amis.

Mais finalement, j’avais besoin de ça.

Partir avec mon mec, et mon chat sous le bras. Et tout reconstruire !

Nous voilà donc arrivés à Barcelone, non sans difficultés, mais quand même. Les débuts ont été très difficiles. Juste avant de déménager, je me suis demandé ce que j’allais faire de ma vie. Je ressentais toujours cette colère contre le monde du salariat et j’avais presque peur de devoir reprendre un travail. Finalement, les choses ont fait que c’était le moment ou jamais de me lancer ! J’avais des indemnités qui me permettaient de tenter le coup de lancer mon entreprise. Un parachute !

« Si ce n’est pas aujourd’hui, ce sera jamais »

Quitter mon CDI, la meilleure décision de ma vie ?

Clairement, oui. Je remercie même la brutalité de mon départ. Sans cela, je n’aurais pas quitté Nantes, je n’aurais pas lancé mon entreprise et je n’aurais pas trouvé ma voie.

Rien n’arrive par hasard dans nos vies, et depuis j’ai appris à m’écouter. Aujourd’hui, je suis chef d’entreprise et blogueuse et chaque jour je sais pourquoi je me lève le matin. Surtout, j’ai découvert ma passion : le digital. Et il s’avère que je ne suis pas mauvaise dedans, donc merci !

J’ai également appris sur moi-même depuis. J’ai beaucoup réfléchi sur qui j’étais, ce que je voulais et j’ai recentré mes idéaux.

J’avais donc cette envie de vous transmettre ce message : j’en ai chié et j’ai eu peur d’avoir raté ma vie. Pourtant, la lumière était au bout du tunnel. Ma vie est tellement plus belle et plus sereine, désormais.

Alors, lancez-vous et croyez-en vous ! C’est tout ce dont vous avez besoin !

Si vous avez d’autres questions à me poser, n’hésitez pas ! Je me ferais un plaisir d’y répondre en commentaires. 🙂

Et racontez-moi vos histoires, j’adore partager !

Lancer son activité d’auto-entrepreneur

Lancer son activité d’auto-entrepreneur

Hello les amis 👋🏻

Je ne vais pas vous le cacher, j’ai relégué FolieCurieuse au second plan. Cela fait plusieurs semaines que je ne pouvais plus prendre le temps nécessaire à la réalisation des photos, à la rédaction des articles et autres.

Je vous expliquais il y a peu que j’ai lancé mon activité d’auto-entrepreneur et que je suis désormais chef d’entreprise. J’ai donc passé beaucoup de temps à devoir développer mon entreprise, trouver des clients et travailler mon image.

Quoi de mieux que de revenir avec un article sur ce même sujet ? 😉

Alors, comment lancer son activité et devenir chef d’entreprise ?

Définir son projet

Si je peux vous rassurer, je ne me destinais absolument à devenir cheffe d’entreprise. C’était même plutôt l’inverse puisque dans mon cursus j’ai été intermittent du spectacle durant 2 ans et que mon ancien patron m’avait clairement dit « Ce n’est pas fait pour toi, tu as besoin d’un salaire stable pour que tu puisses être sereine ».

Il n’avait pas tort, à l’époque je n’étais pas prête. Et pourtant, aujourd’hui, me voilà.

Comme quoi, les gens changent.

Mais la première étape pour se lancer en tant que Freelance est de tout d’abord réfléchir à son projet :

  • Quelles sont tes compétences professionnelles ?
  • Quelles sont tes passions, tes hobbies, tes activités extra-pro ?
  • Qu’est-ce qui te fait vibrer dans la vie ?
  • Quel est ton rêve ?

Parce que, même s’il est tout de même important d’avoir quelques compétences avant de se lancer, il est tout à fait possible de partir dans quelque chose d’inattendu.

Pour ma part, je n’aurais jamais pensé me lancer dans l’écriture et il s’avère pourtant que c’est un exercice de style qui me correspond entièrement. Pourquoi ? Parce que j’adore écrire mais également parce que je suis très curieuse. J’aime découvrir de nouvelles choses et donc m’adapter à des univers très différents du mien ! 🚀

Un projet en mouvement perpétuel

Cependant, il est important de souffler (ou péter) un bon coup et de prendre de la distance. Un projet de cette envergure a le droit (je dirais même doit) bouger dans le temps.

On part d’une idée et celle-ci gravitera dans votre esprit jusqu’à ce que vous vous retrouviez face à une spécialisation qui vous paraît tellement logique. En fait, contrairement à votre vie de salarié, il est nécessaire de vous laisser vivre et de vous écouter !

Alors souvent, c’est un exercice très compliqué puisqu’on ne nous a jamais appris à agir de la sorte, et pourtant. Ne donneriez-vous pas tout pour une vie plus sereine, à effectuer des missions qui vous épanouissent au quotidien ?

Et la chose merveilleuse est que tout est possible en tant qu’indépendant. Chaque métier peut être externalisé ! Votre seule limite, c’est vous-même.

Financer son projet

Pour démarrer sereinement (si on peut dire) il est important d’avoir un revenu assuré pour quelques mois. Il est rapide de tomber dans le « J’ai faim » et donc de prendre toutes les missions, à tous les tarifs qui existent, uniquement pour manger.

Le véritable confort, et à mes yeux la vraie bonne manière de faire, c’est de prendre son temps. Or, pour cela, il faut un salaire pour payer son loyer et sa bouffe !

Plusieurs solutions s’offrent à vous :

  • Commencer à développer votre activité en tant que salarié
  • Développer son activité grâce au chômage
  • Avoir de l’argent de côté pour vous assurer plusieurs mois

Il n’existe pas de solution plus adéquat qu’une autre. C’est à toi de voir ce qui te paraît le mieux et la situation avec laquelle tu es la plus à l’aise.

Bon parfois, c’est la vie qui décide pour toi !

Faire grandir son activité

Ne vous sous-estimez pas ! C’est le meilleur conseil pour arrêter ce foutu syndrome de l’imposteur que chaque nouveau freelance ressent.

D’ailleurs, depuis que je me sens réellement utile et efficace dans les actions que je mène pour mon entreprise, les gens sont persuadés que mon activité est très rentable.

Ca n’a pas toujours été le cas, mais le principal était de dégager ce sentiment de confiance en soi et de confiance en son travail.

Pourtant, beaucoup viennent me demander des conseils pour se lancer, pour savoir comment j’ai trouvé mes clients, comment j’ai fait, quel est le secret de mes articles….

Bref, beaucoup recherche une recette miracle alors qu’il n’en existe pas.

Les deux seuls ingrédients sont : le travail et la confiance. Une clef que nous avons tous ! Si vous n’en avez qu’un des deux, vous n’avancerez pas aussi vite.

Trouver des clients

Même si les clients commencent à arriver, tranquillement mais sûrement. Je suis aujourd’hui en mesure de prendre le temps pour chacun et de choisir les projets qui m’intéressent.

Bon, finalement, le fond du problème c’est que tous les projets m’intéressent ! 😙

Suite à un gros coup, j’ai récolté des dizaines d’entretiens téléphoniques et par e-mail afin de discuter de potentiel partenariats et travaux.

Beaucoup  d’autres Freelance sont, eux, venus me demander : Mais comment t’as fait ?

Franchement ? J’ai travaillé. Dur. Très dur.

  • 3 articles par semaine sur FolieCurieuse
  • 1 article professionnel par semaine sur Emilie-Mahaux.com
  • 1 newsletter chaque semaine pour donner des solutions à mes abonnés
  • la création et l’animation d’un groupe Facebook sur la rédaction
  • Des publications quotidiennes sur ma page Facebook professionnelle
  • Des interactions sur Linkedin
  • ….

Bref, j’ai été omniprésente. Puisque je n’ai pas la possibilité d’aller à la rencontre de mes clients (et que parfois ça m’arrange bien, car je suis très timide au premier abord) j’ai du trouver des solutions pour qu’on apprenne à me connaître et à me reconnaître.

Verdict ? A force d’écrire j’ai été publié dans un très gros site internet dans le domaine de l’entreprenariat numérique avec mon article : Du Burn-Out à ma vie de Freelance.

Et le tremplin était pris. Il me faut maintenant maintenir le cap et continuer de grimper !

Maintenant que mon activité est lancée, quels sont les éléments que tu aimerais retrouver à l’avenir sur ce sujet ?

Dis-moi en commentaires les thèmes que tu souhaiterais que j’aborde  😉 Parole de Bébé Freelance !