C’est un article un peu particulier que j’ai décidé d’écrire. Je vais t’avouer qu’il a été écrit en plusieurs fois, et que j’ai finalement décidé de le reprendre pour te parler à cœur ouvert sur cette étape de ma vie. Et surtout, parce qu’avec le temps, je continue de guérir et d’être de plus en plus à l’aise avec ce que j’ai vécu. Aujourd’hui, je vais te parler de cette décision qui a complètement bouleversé ma vie : quitter mon CDI.

Quitter mon CDI, ce choix difficile

La vérité est que j’ai traversé une période difficile avant même de quitter mon CDI. Je dirais que pendant plus de 6 mois, je me suis voilé la face et je n’ai pas voulu admettre que je n’étais plus épanouie dans mon métier, et surtout mon entreprise. Forcément, on nous répète tellement souvent que l’on devrait être tellement content d’avoir un travail, un CDI, et un toit pour vivre que l’on s’interdit ensuite de remettre en cause ces faits-là.

Verdict de 6 mois à me voiler la face ? Une gastrite, plusieurs arrêts de travail pour des maladies dont on ne sait toujours pas ce que c’était, et surtout des problèmes de dos digne d’une vieille de 70 ans. Joli tableau de chasse pour une petite jeune de 24 ans, tu ne trouves pas ? Pourtant, il m’aura quand même fallu plus de 6 mois pour m’apercevoir que quelque chose n’allait pas et que mon corps tentait de me faire passer un message. Mais bon !

C’est à ce moment que j’ai commencé à comprendre que j’arrivais à un point de non-retour : quand tu arrives aux larmes chaque jour, et que tu vas au travail à reculons, que tu te dis qu’il faut que ça cesse. Bon, j’avoue que mon entourage a été d’une grande aide pour m’ouvrir les yeux. Je voulais donc quitter mon travail, mais… impossible de quitter d’un revers de main quand on n’a rien derrière et que l’on se sent tellement mal que l’on ne sait absolument plus quoi faire de notre avenir.

Mon dieu, ce que cela peut être triste d’en arriver à ce stade à 24 ans, quand ta vie professionnelle ne fait que commencer. Et surtout, je sais que je fais partie d’une parmi des milliers d’autres personnes dans le même cas et cela me fend le cœur. Réellement !

J’avais donc cette petite idée au fond de moi : quitter mon CDI, mais je ne savais plus pour quoi faire. Du coup, ce n’était qu’une idée dans un coin de ma tête qui continuait de me pourrir la vie.

Et finalement,

Le coup de massue

Finalement, après des mois de réflexion, je n’ai plus eu trop le choix. Mon entreprise m’a proposé une rupture conventionnelle pour « mon bien, parce que je n’allais pas bien », mais surtout parce que « on ne peut pas compter sur une personne en arrêt maladie ». En clair, on m’a donné le choix entre : partir, ou rester et en baver. Je suis parti 3 heures plus tard, sans jamais revenir.

Aujourd’hui, avec le recul, c’était la meilleure décision de ma vie. Mon départ a été horriblement dur à vivre pour moi, je n’étais déjà pas bien dans ma peau, mais on a tenté de me mettre encore plus bas. Je ne vais pas te mentir : j’ai cru que ma vie était finie à ce moment là, que plus jamais je ne retrouverais de travail et que les choses s’arrêteraient sur cet échec. Pourtant, je peux fièrement dire aujourd’hui que je suis heureuse d’avoir vécu cela. Que sans ça, je n’aurais peut-être pas cette force et cette volonté qui m’habite pour être heureuse et épanouie chaque jour qui compose le reste de ma vie.

Mais à l’époque, je n’étais pas si positive et j’ai dû passer au travers de quelques mois difficiles.

Les quelques mois de détresse

Je préfère être honnête avec toi, ça a été très difficile. Mais c’est aussi pour cela que ça a été aussi formateur.

Après avoir quitté mon entreprise, il était temps de reprendre ma vie en main. Sauf que je ne savais plus ce que j’avais envie de faire, je n’avais plus confiance ni en moi ni en mon travail et j’ai même pensé que j’avais raté ma vie à 24 ans. Alors, pendant plusieurs mois, j’ai vécu cette histoire comme un échec et je suis restée en colère.

Je me retrouvais du jour au lendemain, sans travail, sans avenir presque, et à me mettre une pression de dingue pour retrouver un job avant même d’être officiellement au chômage. Pourtant, mon esprit luttait de toute ces forces, comme si j’avais un deuil à faire. Et c’était un peu ça ! En quittant mon job en seulement 3 heures, je n’ai même pas eu le temps de passer à ce qu’allait être ma vie après ça. Je n’ai pas eu le temps de savoir comment réagir et ce que j’allais mettre en place une fois dans mon canapé.

Finalement, c’était comme une victoire par KO et j’étais là, dans mon canapé, à ne plus être capable de ne rien faire.

Ce sont les paroles de mon homme qui m’ont permis de déculpabiliser, car, je n’avais jusque là aucune personne de mon entourage qui avait vécu cela. Il m’a conseillé de me reposer, de prendre le temps nécessaire pour moi et surtout il a pris sur son dos tous les tracas du quotidien pour me laisser me remettre.

J’étais officiellement en burn-out. Bon, un petit burn-out sur lequel j’aurais finalement vite repris le dessus !

Petit pas par petit pas

Je suis une battante qui ne se laisse jamais abattre. Ou alors, si, mais pendant deux heures. Je pleure toutes les larmes de mon corps pour ensuite canaliser cette tristesse en force afin d’aller de l’avant dès le lendemain. Cette fois, ça m’a pris un mois !

Un mois pour comprendre que FolieCurieuse était mon échappatoire depuis déjà pas mal de temps. Mon blog, c’était finalement ma bulle de bonheur qui me permettait de garder la tête hors de l’eau pendant 6 mois. Alors, je me suis plongée dedans à corps perdu. J’ai compris que l’écriture et surtout le digital en général pouvait devenir une véritable passion pour moi.

J’ai vivoté entre le blog, des idées de formations pour une future reconversion, des réflexions d’entrepreneuriats… Mais je n’avais pas la force de passer le cap de quoi que ce soit encore.

Et puis finalement, mon premier jour de chômage officiel est arrivé. Le 29 octobre 2016. J’ai vécu cela comme une libération ! Enfin, je n’étais plus salariée et je pouvais commencer à penser mes blessures. Puis, le karma fait toujours bien les choses : le 10 novembre, on me proposait un job auquel je n’avais même pas postulé. Comme quoi, même dans les pires moments, le soleil finit toujours pas revenir !

Le début d’une nouvelle vie

Ce travail à temps partiel a été la bénédiction pour ma confiance en moi. Très vite, j’ai retrouvé les compliments que je recevais régulièrement dans mon ancien travail. Je n’étais donc pas la bonne à rien que l’on m’avait dit à mon départ ! J’ai repris confiance en moi, en mon travail, mais également — un tout petit peu — dans le travail salarial. Pourtant, j’avais toujours cette colère en moi et je sentais bien que je ne me sentais plus à ma place. Je ne me sentais plus en phase avec les problèmes de bureau, j’avais déjà (je pense) cet esprit d’entrepreneur qui grimpait en moi !

D’ailleurs, je remercie l’équipe par laquelle je suis passée pendant ces quelques mois. Je sais que mon ancienne responsable passe parfois par ici, et si elle lit ses lignes : MERCI C.

Je passais de plus en plus de temps sur FolieCurieuse et je commençais à avoir des propositions de partenariats. C’était finalement la preuve que j’avais une petite place dans ce milieu, et que peut-être j’étais sur la bonne route.

Et puis, le changement de vie total, et brutal

Finalement, un peu par hasard, on a fait le choix de changer de vie, mon homme et moi.

Encore une fois, le destin aura fait le reste, car si notre envie était de partir vivre à Barcelone un jour, nous nous sommes retrouvés à faire nos valises seulement quelques semaines plus tard.

J’ai tout quitté. Mon emploi à mi-temps, notre appartement, la ville dans laquelle nous habitions depuis plusieurs années et nos amis.

Mais finalement, j’avais besoin de ça.

Partir avec mon mec, et mon chat sous le bras. Et tout reconstruire !

Nous voilà donc arrivés à Barcelone, non sans difficultés, mais quand même. Les débuts ont été très difficiles. Juste avant de déménager, je me suis demandé ce que j’allais faire de ma vie. Je ressentais toujours cette colère contre le monde du salariat et j’avais presque peur de devoir reprendre un travail. Finalement, les choses ont fait que c’était le moment ou jamais de me lancer ! J’avais des indemnités qui me permettaient de tenter le coup de lancer mon entreprise. Un parachute !

« Si ce n’est pas aujourd’hui, ce sera jamais »

Quitter mon CDI, la meilleure décision de ma vie ?

Clairement, oui. Je remercie même la brutalité de mon départ. Sans cela, je n’aurais pas quitté Nantes, je n’aurais pas lancé mon entreprise et je n’aurais pas trouvé ma voie.

Rien n’arrive par hasard dans nos vies, et depuis j’ai appris à m’écouter. Aujourd’hui, je suis chef d’entreprise et blogueuse et chaque jour je sais pourquoi je me lève le matin. Surtout, j’ai découvert ma passion : le digital. Et il s’avère que je ne suis pas mauvaise dedans, donc merci !

J’ai également appris sur moi-même depuis. J’ai beaucoup réfléchi sur qui j’étais, ce que je voulais et j’ai recentré mes idéaux.

J’avais donc cette envie de vous transmettre ce message : j’en ai chié et j’ai eu peur d’avoir raté ma vie. Pourtant, la lumière était au bout du tunnel. Ma vie est tellement plus belle et plus sereine, désormais.

Alors, lancez-vous et croyez-en vous ! C’est tout ce dont vous avez besoin !

Si vous avez d’autres questions à me poser, n’hésitez pas ! Je me ferais un plaisir d’y répondre en commentaires. 🙂

Et racontez-moi vos histoires, j’adore partager !


Hello les amis 👋🏻

Je ne vais pas vous le cacher, j’ai relégué FolieCurieuse au second plan. Cela fait plusieurs semaines que je ne pouvais plus prendre le temps nécessaire à la réalisation des photos, à la rédaction des articles et autres.

Je vous expliquais il y a peu que j’ai lancé mon activité d’auto-entrepreneur et que je suis désormais chef d’entreprise. J’ai donc passé beaucoup de temps à devoir développer mon entreprise, trouver des clients et travailler mon image.

Quoi de mieux que de revenir avec un article sur ce même sujet ? 😉

Alors, comment lancer son activité et devenir chef d’entreprise ?

Définir son projet

Si je peux vous rassurer, je ne me destinais absolument à devenir cheffe d’entreprise. C’était même plutôt l’inverse puisque dans mon cursus j’ai été intermittent du spectacle durant 2 ans et que mon ancien patron m’avait clairement dit « Ce n’est pas fait pour toi, tu as besoin d’un salaire stable pour que tu puisses être sereine ».

Il n’avait pas tort, à l’époque je n’étais pas prête. Et pourtant, aujourd’hui, me voilà.

Comme quoi, les gens changent.

Mais la première étape pour se lancer en tant que Freelance est de tout d’abord réfléchir à son projet :

  • Quelles sont tes compétences professionnelles ?
  • Quelles sont tes passions, tes hobbies, tes activités extra-pro ?
  • Qu’est-ce qui te fait vibrer dans la vie ?
  • Quel est ton rêve ?

Parce que, même s’il est tout de même important d’avoir quelques compétences avant de se lancer, il est tout à fait possible de partir dans quelque chose d’inattendu.

Pour ma part, je n’aurais jamais pensé me lancer dans l’écriture et il s’avère pourtant que c’est un exercice de style qui me correspond entièrement. Pourquoi ? Parce que j’adore écrire mais également parce que je suis très curieuse. J’aime découvrir de nouvelles choses et donc m’adapter à des univers très différents du mien ! 🚀

Un projet en mouvement perpétuel

Cependant, il est important de souffler (ou péter) un bon coup et de prendre de la distance. Un projet de cette envergure a le droit (je dirais même doit) bouger dans le temps.

On part d’une idée et celle-ci gravitera dans votre esprit jusqu’à ce que vous vous retrouviez face à une spécialisation qui vous paraît tellement logique. En fait, contrairement à votre vie de salarié, il est nécessaire de vous laisser vivre et de vous écouter !

Alors souvent, c’est un exercice très compliqué puisqu’on ne nous a jamais appris à agir de la sorte, et pourtant. Ne donneriez-vous pas tout pour une vie plus sereine, à effectuer des missions qui vous épanouissent au quotidien ?

Et la chose merveilleuse est que tout est possible en tant qu’indépendant. Chaque métier peut être externalisé ! Votre seule limite, c’est vous-même.

Financer son projet

Pour démarrer sereinement (si on peut dire) il est important d’avoir un revenu assuré pour quelques mois. Il est rapide de tomber dans le « J’ai faim » et donc de prendre toutes les missions, à tous les tarifs qui existent, uniquement pour manger.

Le véritable confort, et à mes yeux la vraie bonne manière de faire, c’est de prendre son temps. Or, pour cela, il faut un salaire pour payer son loyer et sa bouffe !

Plusieurs solutions s’offrent à vous :

  • Commencer à développer votre activité en tant que salarié
  • Développer son activité grâce au chômage
  • Avoir de l’argent de côté pour vous assurer plusieurs mois

Il n’existe pas de solution plus adéquat qu’une autre. C’est à toi de voir ce qui te paraît le mieux et la situation avec laquelle tu es la plus à l’aise.

Bon parfois, c’est la vie qui décide pour toi !

Faire grandir son activité

Ne vous sous-estimez pas ! C’est le meilleur conseil pour arrêter ce foutu syndrome de l’imposteur que chaque nouveau freelance ressent.

D’ailleurs, depuis que je me sens réellement utile et efficace dans les actions que je mène pour mon entreprise, les gens sont persuadés que mon activité est très rentable.

Ca n’a pas toujours été le cas, mais le principal était de dégager ce sentiment de confiance en soi et de confiance en son travail.

Pourtant, beaucoup viennent me demander des conseils pour se lancer, pour savoir comment j’ai trouvé mes clients, comment j’ai fait, quel est le secret de mes articles….

Bref, beaucoup recherche une recette miracle alors qu’il n’en existe pas.

Les deux seuls ingrédients sont : le travail et la confiance. Une clef que nous avons tous ! Si vous n’en avez qu’un des deux, vous n’avancerez pas aussi vite.

Trouver des clients

Même si les clients commencent à arriver, tranquillement mais sûrement. Je suis aujourd’hui en mesure de prendre le temps pour chacun et de choisir les projets qui m’intéressent.

Bon, finalement, le fond du problème c’est que tous les projets m’intéressent ! 😙

Suite à un gros coup, j’ai récolté des dizaines d’entretiens téléphoniques et par e-mail afin de discuter de potentiel partenariats et travaux.

Beaucoup  d’autres Freelance sont, eux, venus me demander : Mais comment t’as fait ?

Franchement ? J’ai travaillé. Dur. Très dur.

  • 3 articles par semaine sur FolieCurieuse
  • 1 article professionnel par semaine sur Emilie-Mahaux.com
  • 1 newsletter chaque semaine pour donner des solutions à mes abonnés
  • la création et l’animation d’un groupe Facebook sur la rédaction
  • Des publications quotidiennes sur ma page Facebook professionnelle
  • Des interactions sur Linkedin
  • ….

Bref, j’ai été omniprésente. Puisque je n’ai pas la possibilité d’aller à la rencontre de mes clients (et que parfois ça m’arrange bien, car je suis très timide au premier abord) j’ai du trouver des solutions pour qu’on apprenne à me connaître et à me reconnaître.

Verdict ? A force d’écrire j’ai été publié dans un très gros site internet dans le domaine de l’entreprenariat numérique avec mon article : Du Burn-Out à ma vie de Freelance.

Et le tremplin était pris. Il me faut maintenant maintenir le cap et continuer de grimper !

Maintenant que mon activité est lancée, quels sont les éléments que tu aimerais retrouver à l’avenir sur ce sujet ?

Dis-moi en commentaires les thèmes que tu souhaiterais que j’aborde  😉 Parole de Bébé Freelance !