Cela fait plusieurs mois que cette idée me taraude. Pour être honnête, je remets en question beaucoup de choses concernant l’intimité féminine, sur bien des domaines. Aujourd’hui, c’est décidé je mets la première pierre à l’édifice et j’arrête la pilule !

Rien d’anormal, alors faisons comme tout le monde

Pour être entièrement transparente, je ne suis pas de celles qui ont eu des problèmes avec la pilule. Les seuls désagréments que j’ai eus sont autour du médicament en lui-même : risque d’AVC sur le long terme, pilule pas assez dosée… Bon, OK, sur le papier ça craint, mais ça ne m’a pas inquiété tant que ça pendant 10 ans. Tu trouves ça bizarre ? Oui, moi aussi 😉

J’aurais pu continuer sur cette lancée. Aucun gynécologue ne m’a mis en garde sur quoi que ce soit. Donc, forcément, c’est que la pilule ne nous met pas en danger, n’est-ce pas ?

Non, je n’ai plus envie de me tourner vers les médicaments

Je prends la pilule depuis mes 16 ans. Cela fait donc 10 ans que je prends quotidiennement ce petit médicament qui envoie des hormones artificielles dans mon corps. Trouvez-vous ça normal ? Pas moi !

J’ai vécu pendant 10 ans sans avoir d’inquiétude sur ma contraception. Sans avoir à me soucier de risquer de tomber enceinte (car on évite toujours de dire que la pilule n’est pas viable à 100 %). Et puis, finalement, c’est un peu comme si j’avais ouvert les yeux depuis peu.

Cela fait quelques années maintenant que je tente de réduire les médicaments. Je suis une grande stressée et une grande migraineuse. Du coup, le combot gagnant m’a mené à un ulcère à 20 ans sans plus pouvoir me tourner vers certains médicaments depuis, au risque d’avoir des douleurs d’estomac. J’ai donc commencé à chercher des alternatives aux médicaments, qui étaient depuis ma plus tendre enfance la seule réponse au moindre maux.

Je me suis donc tournée petit à petit vers les huiles essentielles, pour me soigner. Petit à petit, elles ont pris de plus en plus de place dans ma vie jusqu’à ce que je rêve de pouvoir me soigner sans me tourner vers les médicaments.

Mais je n’avais absolument pas pensé à cette petite pilule que j’ingurgite chaque jour, à horaire régulier. Et je n’avais même jamais pensé au mal qu’elle pouvait occasionner à mon corps !

Finalement, c’est en tombant par hasard sur des méthodes de contraception naturelle que j’ai commencé à douter. L’idée m’a paru folle, mais je me suis dit, après tout : si autant de femmes réussissent à se protéger de cette manière, pourquoi pas moi ?

Il m’a simplement fallu me renseigner sur ce type de méthode pour comprendre à quel point la pilule n’a pas de sens.

Pourquoi j’arrête la pilule ?

Les raisons sont assez différentes de la majeure partie des gens. Je n’ai jamais eu besoin de la pilule pour autre chose que ma contraception et, également, parce qu’on nous a toutes dit un jour qu’il fallait la prendre. Alors, pensant que je n’avais d’autre choix, j’ai fait comme tout le monde.

Pourtant, j’ai décidé d’arrêter la pilule pour plusieurs raisons.

La première : Connaître mon corps.

Cela fait maintenant 10 ans que mon corps est en sommeil. Je ne connais pas mes cycles, je suis incapable de savoir quand j’ovule et d’en reconnaître les symptômes. Je suis un peu une novice de mon corps. Et finalement, j’ai ce sentiment que c’est comme si je ne me connaissais pas du tout.

La seconde : La libido

C’est directement lié à la première raison. Le fait de prendre des hormones de synthèse depuis ma plus tendre adolescence me questionne. Est-ce que je ne suis pas passé à côté d’un certain nombre de choses ? Ai-je réellement une libido normale ou suis-je simplement sous une cloche, complètement annihilée ? Et puisque je déteste avoir des doutes et des regrets, j’ai ce besoin de comprendre et tout savoir de mon corps. Je suis certaine que j’en ressortirais plus forte et grandis !

La troisième : Parce que ça ne devrait pas être la seule issue

Et là, c’est un peu le coup de gueule ! 10 ans que je vais chez la gynécologue chaque année, religieusement. Et pourtant, jamais, au grand jamais, il ne m’a été posé la question de savoir comment je souhaitais me protéger ! La pilule est une sorte d’obligation sociale et franchement, j’en ai marre ! Oui, je suis certainement un petit peu rebelle, mais je suis certaine que l’on nous détruit à petit feu et il est hors de question que je fasse partie de ce massacre.

Clairement, j’ai de très gros doutes sur les effets de la pilule à long terme. Un corps est fait pour vivre, et non pour être freiné par des médicaments. C’est un peu comme si on vous avait mis votre système de reproduction en coma artificiel. Est-ce que vous trouvez ça sain ?

Alors, forcément, c’est pratique. C’est facile. On n’a pas besoin de se poser des questions. Et je comprends que cela convienne à beaucoup d’entre vous (car j’en faisais partie jusqu’à il y a peu). Pourtant, aujourd’hui, je veux me connaître et m’assurer que mon corps ne me fera pas défaut en vieillissant.

Et si la pilule faisait plus de mal que l’on s’imaginait…

De plus, je voulais vous partager mon questionnement vis-à-vis de ces maladies dont on entend plus parler chaque jour : les cancers du col de l’utérus, les cancers du sein, l’endométriose. Je me demande sincèrement si on entend parler de ces maladies, car nous avons aujourd’hui plus de moyens pour informer, ou justement, car ces maladies se sont répandues à vitesse grand V ?

Étonnement, ce sont nos mères qui ont commencé à prendre cette pilule en masse. Et les effets se font ressentir sur la génération suivante… Je me questionne vraiment à ce propos ! Je suis curieuse d’avoir ton avis sur la question ! Dis-moi en commentaires si tu t’es déjà posé autant de questions que moi sur ta contraception ? 🙂

Aujourd’hui, j’ai donc adopté une méthode de contraception naturelle. C’est un travail sur le long terme pour comprendre comment fonctionne mon corps, mais je suis ravie de l’avoir entamée.

Je suis enfin libérée de toutes ses hormones !