Notre nouvelle vie est pleine de rebondissement. Vivre dans un nouveau pays, ou la culture et les mentalités y sont différentes n’est pas toujours simple. Quels sont les difficultés et soulagements que nous avons pu rencontrer durant notre premier mois à Barcelone, en tant qu’expatriés ?

J’ai décidé de vous réserver une nouvelle série d’articles. Il s’agit de bilan sur l’évolution de notre nouvelle vie à Barcelone, en tant qu’expatriés. Il n’est pas aisé de s’adapter à un nouveau pays, une nouvelle culture et surtout des modes de fonctionnement qui nous sont complètement inconnus. Je vous donne, donc, mon ressenti sur ce premier mois de vie d’expatriés à Barcelone.

Je pense que, peu importe le pays, chaque expatrié passe par ce genre d’étapes. Même si c’est notre choix, que le nouveau cadre de vie est idéal, c’est tout de même un chamboulement.

1 mois à Barcelone

Cela fait désormais un petit peu plus d’un mois que nous sommes installés et je dois avouer que je suis passée par beaucoup de sentiments. Lorsque j’utilise le mot chamboulement, ce n’est pas par hasard. Il s’agit réellement du sentiment que j’ai ressenti. Je ne m’étais jamais imaginée partir vivre à l’étranger.

Je me suis sentie secouée et mal à l’aise pendant des semaines. J’ai d’ailleurs beaucoup gardé de choses pour moi, puisque je savais pertinemment qu’i s’agissait d’un temps d’adaptation. Et pourtant, je culpabilisais de ne pas le vivre si bien que mon chéri.

Etablir notre refuge – notre maison

Bien avant d’emménager, j’ai commencé à prendre peur. La difficulté de se loger à Barcelone a été la première claque que j’ai prise. Pourtant, j’avais réellement le bon rôle dans cette situation, puisque j’étais restée en France, pendant que mon chéri s’occupait de tout. J’en avais besoin aussi. J’ai pris peur, très peur, et j’avais besoin d’un premier signe que notre avenir était bien en Espagne, à Barcelone.

Le premier signe a donc été notre appartement. En soi, nous n’avons pas mis si longtemps à trouver un logement, mais cela m’a paru une éternité. Pourtant, quand je suis tombée sur les photos de celui-ci, j’ai su que c’était le nôtre. Le coup de coeur. J’ai repris confiance.

La première semaine

Notre déménagement a été très épuisant. Nous avons récupéré un appartement complètement rénové, et pourtant avec un état de crasse que j’avais rarement vu. On va dire que les ouvriers espagnols n’ont pas vraiment la même manière de travailler que les ouvriers français. Et puis, notre chat est tombé malade dès notre arrivée à Barcelone.

Mon chéri a dû m’abandonner pendant 1 semaine, la première, pour des raisons professionnelles. Je me suis donc retrouvée, seule, avec mon chat qui allait très mal, dans un appartement, une ville, un pays où je ne me sentais pas chez moi. Malgré des études de langues, et donc d’espagnol, je me retrouvais confronté à la dure réalité : je ne comprenais RIEN et je n’arrivais pas à m’exprimer. C’est simple, je n’avais qu’une envie : me cacher sous ma couette et ne plus en sortir.

Les semaines qui ont suivi

Les semaines suivantes ont été sensiblement les mêmes. À chaque journée, j’avais l’impression de me retrouver confrontée à un problème supplémentaire : le bruit, l’environnement, la langue, la nourriture… J’étais juste perdue au milieu d’une vie qui n’était pas du tout la mienne. Je ne savais pas à quoi me raccrocher puisque j’avais perdu tous mes repères. Je fuyais un maximum chez mes parents, en France.

Et puis finalement, on se raccroche à des petites choses bêtes, et on relativise. On reprend le dessus.

La culture

Je ne vais pas vous mentir, je ne me sens toujours comme une étrangère, mais je suis chez moi. C’est mon nouveau pays.

Il y a une très grosse différence culturelle entre nous, français, et les Espagnols. Les Espagnols sont très bruyants et aiment vivre en extérieur. En tant que bonne française, j’avais besoin de me sentir chez moi et cela passe également par le fait d’être « tranquille ». J’ai donc eu beaucoup de mal à accepter d’entendre mes voisins parler très fort sur le palier, d’entendre le bruit constant de la vie à l’espagnol dans la rue et plus récemment, la fête de la San Juan. Mais je m’y fais et je finis par comprendre que je suis chez eux après tout et c’est à moi de m’adapter à leur mode de vie.

La télévision

On ne moque pas, mais je suis une véritable addict à la télévision. Durant toutes les années où je vivais seule, la télévision était ma compagnie. Je l’allumais sans forcément la regarder pour entendre des voix, pendant que je faisais autre chose. En arrivant ici, j’ai perdu ça puisque nous ne pouvons pas recevoir la télévision française. Nous n’avons accès qu’au Replay qui me permettent d’avoir ma dose d’imbécilité quotidienne avec les émissions de télé-réalité, mais c’est tout.

Et à vrai dire, je commence à m’y faire. C’était également un refuge pour moi de pouvoir regarder mes films, séries et émissions télévisées en français puisque c’était quelque chose qui me réconforté. Plus le temps passe et moins cela me dérange de regarder un film dans une autre langue. Je pense que ça ira de mieux en mieux dans les semaines, mois à venir. Mais ne nous enflammons pas non plus, j’en suis pas à regarder la télévision en espagnol !

La langue

Parce que oui, la langue, c’est un sacré obstacle. Pourtant, ce n’est pas une langue qui m’est complètement inconnue puisque je l’ai étudié durant plusieurs années. Mais je n’arrivais à passer le stade de parler.

Je me suis beaucoup cachée derrière mon chéri qui, lui, ose plus et n’a pas peur de se tromper. Mais pour avancer, enfin avoir une vie dans laquelle nous nous sentirons plus à l’aise n’importe où nous sommes, nous nous sommes inscrits à des cours d’espagnol.

C’est l’occasion pour nous de parler pendant 3 heures par semaine uniquement en espagnol et de réapprendre les règles de base pour former des phrases. Ça marche plutôt bien pour nous alors que nous ne sommes qu’au début. Je vous en dirais plus dans les semaines à venir !

La nourriture

Une dernière chose qui m’a complètement perturbée : la nourriture. Vous ne retrouverez bien évidemment pas les mêmes produits qu’en France dans les supermarchés. Surtout les supermarchés comme Mercadona et Bonpreu, qui sont les enseignes les moins chères. Logique, vous me direz ! Pourtant, j’étais frustrée et triste d’avoir perdu : mon fromage, mon pain, mes viennoiseries, mes bonbons, mes gâteaux… Oui, oui, tout ça est très difficile – voir impossible – à trouver en Espagne.

Et puis, récemment, on s’est découvert l’enseigne Hypercor – Corte Ingles – où nous pouvons retrouver beaucoup d’aliments sensiblement similaires à la France. Cela m’a permis de reprendre une alimentation ressemblante à celle que j’avais en France, et ça m’a également aidé à reprendre le dessus.

Finalement, ce ne sont que des petites choses bêtes du quotidien. Mais quand on se retrouve privé de tous nos repères, il est important de s’en créer de nouveau. Pour ma part, je me sens beaucoup mieux dans ma tête et dans ma vie Barcelonaise. J’ai encore beaucoup de chemin à faire, mais je suis fière de mon état d’esprit.

Je m’accroche également à mes projets professionnels qui me permettent d’avoir un but et de créer notre nouvelle vie autour de ceux-ci. Nous nous construisons une nouvelle vie dans cette superbe ville de Barcelone. On sait que l’on a beaucoup de choses à y vivre et une multitude d’endroits à découvrir. C’est une nouvelle vie pleine d’excitation.

J’aime vraiment ma nouvelle vie entre travail intensif la semaine, et plage et shopping le week-end.